• Mohandas Karamchand Gandhi



    Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd'hui détient indiscutablement les cœurs de millions d'êtres humains. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce n'était pas l'épée qui créait une place pour l'Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. C'était cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l'égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l'épée, lui amenèrent tant de succès, et lui permirent de surmonter les problèmes.

    *(texte original,english)I wanted to know the best of the life of one who holds today an undisputed sway over the hearts of millions of mankind. I became more than ever convinced that it was not the sword that won a place for Islam in those days in the scheme of life. It was the rigid simplicity, the utter self-effacement of the Prophet the scrupulous regard for pledges, his intense devotion to his friends and followers, his intrepidity, his fearlessness, his absolute trust in God and in his own mission. These and not the sword carried everything before them and surmounted every obstacle.

    * Gandhi (trad. Wikiquote), 11 septembre 1924, dans Young India, paru Collected Works of Mahatma Gandhi, vol.29, "My Jail experiences", p.133, Gandhi.

     

     


    NAPOLEON BONAPARTE

     

     

    Mahomet fut un grand homme, intrépide soldat: avec une poignée de monde il triompha au combat de Badr; grand capitaine, éloquent, grand homme d'état, il regénéra sa patrie, et créa au milieu des déserts de l'Arabie un nouveau peuple et une nouvelle puissance.

    Précis des guerres de César (Écrit par Marchand, à Sainte-Hélène, sous la dictée de l'empereur), Napoléon Bonaparte, éd. Gosselin, 1836, p. 237

     

     


    VOLTAIRE



    J’ai dit qu’on reconnut Mahomet pour un grand homme; rien n’est plus impie, dites-vous. Je vous répondrai que ce n’est pas ma faute si ce petit homme a changé la face d’une partie du monde, s’il a gagné des batailles contre des armées dix fois plus nombreuses que les siennes, s’il a fait trembler l’empire romain, s’il a donné les premiers coups à ce colosse que ses successeurs ont écrasé, et s’il a été législateur de l’Asie, de l’Afrique, et d’une partie de l’Europe.

     

     

    * Voltaire a composé cette lettre en 1760 en réponse à la "Critique de l’Histoire universelle de M. de Voltaire, au sujet de Mahomet et du mahométisme"

    * « Lettre civile et honnête a l’auteur malhonnête de la "Critique de l’histoire universelle de M. de voltaire" » (1760), dans Oeuvres complètes de Voltaire, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 24, p. 164

     

    Alphonse de Lamartine



    Jamais homme n'accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde. [...] Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remué que des armes, des lois; Ils n'ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé [...] une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute langue et de toute race [...]. Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur des dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles ou l'on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?


    * Histoire de la Turquie, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie du Constitutionnel, 1854, livre premier, p. 277-280

     

     


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  •  CONFERENCE-DEBAT. Mayotte dans la France : le choix des Mahorais nié par des Comoriens du 16 Février 2008 

     

    Discours d'Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI, doctorant en philosophie, Lille 3
    Publié dans la presse locale de Mayotte : Les Nouvelles de Mayotte, le 11, 12 et 13 mars et Mayotte HEBDO, le 28 mars 2008.
     
    Très sèvèrement censuré dans la Région et plus particulièrement dans l'Hexagone
     
    A diffuser, à reproduire, à faire connaître...
     
     

    Mayotte dans <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> : <o:p></o:p>

    Le choix des Mahorais nié par des Comoriens

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                Lorsqu’après <st1:personname w:st="on" productid="la Deuxième Guerre">la Deuxième Guerre</st1:personname> Mondiale, de l’Asie en Amérique en passant par l’Afrique, des peuples colonisés ont lutté avec véhémence pour leur indépendance, des Mahoraises et Mahorais ont défendu avec pugnacité leur maintien au sein de <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française : « nous voulons rester Français pour être libres », a-t-on lu sur les banderoles des femmes mahoraises. Cependant, ce choix des Mahorais est nié par des Comoriens au nom du principe de « l’intangibilité des frontières ».

    <o:p></o:p> 

     

     

    En effet, la résolution n° 1514-XV du 14 décembre 1960 (des Nations Unies) a imposé le respect des frontières coloniales au cours de l’accession à l’indépendance des pays colonisés. Contrairement aux Etats qui ont rejeté cette résolution, la majorité des pays africains l’ont adoptée. Les Comores font partie de ces pays, car après la proclamation de l’indépendance unilatérale des Comores (6 juillet 1975) par le Président du Conseil du Gouvernement comorien, Ahmed Abdallah, les Nations Unies ont répondu favorablement à l’indépendance globale des quatre îles de l’archipel des Comores (Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), le 12 (octobre-novembre) 1975. Soutenue par l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine, devenue UA), <st1:personname w:st="on" productid="la Ligue">la Ligue</st1:personname> des pays arabo-musulmans, <st1:personname w:st="on" productid="la Conférence Islamique">la Conférence Islamique</st1:personname>, la « République Fédérale Islamique des Comores » a condamné en août 1976 à l’Assemblée Générale des Nations Unies <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> par 102 voix contre 1 (sa propre voix) pour le maintien de Mayotte dans <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française.

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                Le droit international fondé sur « l’intangibilité des frontières » coloniales se heurte au droit international fondé sur la liberté « des peuples à disposer d’eux-mêmes » (article 2 de la charte des Nations Unies du 25 juin 1945). Ce principe de la libre détermination des peuples est un héritage des philosophes des Lumières, de <st1:personname w:st="on" productid="la Révolution">la Révolution</st1:personname> française, émane de la souveraineté nationale, est défini dans <st1:personname w:st="on" productid="la Déclaration">la Déclaration</st1:personname> des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789) et prévu par le droit national français (Constitution du 4 octobre 1958). La revendication française et départementaliste de l’île de Mayotte repose juridiquement sur la dernière disposition de l’article 53 de <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution">la Constitution</st1:personname> de <st1:personname w:st="on" productid="la Vème République">la Vème République</st1:personname> française : « nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées. » Le décret du 24 septembre <st1:metricconverter w:st="on" productid="1946 a">1946 a</st1:metricconverter> transformé auparavant Mayotte et les trois îles de l’archipel des Comores en Territoire d’Outre-mer des Comores. Entre 1946 et 1975, les Mahorais ont subi les brimades des Grands Comoriens et des Anjouanais. Ces humiliations sont liées aux lois de l’autonomie interne. La loi du 22 décembre 1961 prévoit le transfert de la capitale du Territoire des Comores. En 1964, Moroni (Grande Comore) devient cette capitale au détriment de Dzaoudzi (Mayotte). Ce choix permet au conseil du gouvernement comorien, composé majoritairement de Grands Comoriens et d’Anjouanais, de piller Mayotte, de déposséder la population mahoraise, d’obliger les fonctionnaires mahorais à quitter leur îles (ils sont envoyés à <st1:personname w:st="on" productid="la Grande Comore">la Grande Comore</st1:personname>) et de confier les postes à responsabilité aux Grands Comoriens et aux Anjouanais. Et la loi du 3 janvier 1968 permet à l’Etat français de transférer des compétences à l’Assemblée territoriale des Comores et par conséquent aux Grands Comoriens et aux Anjouanais de bloquer les aides destinées à Mayotte et lui enlever ses pouvoirs : les Mahorais sont désormais sous le joug des Grands Comoriens et Anjouanais. C’est dans ce contexte de discriminations, d’humiliations, d’injustices que s’inscrit l’affrontement entre le Gouvernement comorien et la population de Mayotte. Celle-ci se méfie des autres îles des Comores. Les femmes mahoraises s’insurgent en premier lieu contre la domination comorienne. Ce mécontentement féminin est transformé en mouvement politique, c’est-à-dire en Mouvement Populaire Mahorais (MPM) qui revendique la départementalisation de Mayotte. Le 28 septembre 1958, en vertu de sa politique de décolonisation, <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution">la Constitution</st1:personname> de <st1:personname w:st="on" productid="la Vème République">la Vème République</st1:personname> propose aux colonies et possessions d’Outre-mer le choix de se prononcer par référendum sur l’indépendance, ou sur trois statuts qui les maintiennent au sein de <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française (Etat membre de <st1:personname w:st="on" productid="la Communauté">la Communauté</st1:personname> française, TOM ou DOM). L’Assemblée territoriale des Comores opte pour le maintien du statut de TOM dans la perspective de l’indépendance de l’archipel des Comores alors que 95% des votes à Mayotte choisissent le statut de DOM. Le 22 décembre 1974, lors du premier référendum d’autodétermination des populations des Comores, le résultat pris globalement est de 94,94% (pour l’indépendance), mais à Mayotte 65,30% de la population se prononcent pour le maintien au sein de <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française au point qu’un deuxième référendum est organisé à Mayotte le 8 février 1976 : la population mahoraise se prononce à 99,42% pour « le maintien de Mayotte au sein de <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française » et refuse « qu’elle fasse partie de l’Etat Comorien ». Lorsque le 11 avril 1976, par un troisième référendum, les Mahorais sont consultés pour le maintien ou l’abandon du statut de TOM, la majorité d’électeurs ont préféré déposer dans les urnes les bulletins imprimés par le MPM qui réclame le Département d’Outre-mer. D’élections en élections, les Mahorais réaffirment leur volonté de demeurer français !

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                Malheureusement, la négation de l’humanité mahoraise est universelle. Lorsque les Comores (et d’autres peuples) ont choisi leur indépendance, le monde entier (y compris <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname>) a reconnu aux Comoriens cette faculté de choisir qu’est la liberté. Ils ont exercé un libre choix sur leur avenir. Leur autodétermination est mondialement reconnue. La reconnaissance de leur droit à la liberté confère aux Comoriens la qualité d’homme comme le stipulent <st1:personname w:st="on" productid="la Déclaration">la Déclaration</st1:personname> des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et <st1:personname w:st="on" productid="la Déclaration">la Déclaration</st1:personname> universelle des droits de l’Homme de 1948. En revanche, le monde entier n’a pas reconnu l’humanité des Mahorais et Mahoraises. Ceux-ci sont apparus comme des imbéciles en raison de leur choix politique. Même « <st1:personname w:st="on" productid="la Métropole">la Métropole</st1:personname> s’est refusée à admettre le caractère irréversible du choix des Mahorais de 1974 », confirme Henri Plagnol (député UDF. Assemblée Nationale, séance du 6 avril 2000, P.3970 sur l’avenir institutionnel de Mayotte). L’Hexagone se demande toujours si les Mahorais sont doués d’un libre choix puisqu’il leur a accordé un statut évolutif, transitoire (en 2000) de « Collectivité Départementale ». Ces statuts provisoires sont une reconnaissance partielle de l’humanité des Mahorais et Mahoraises qui subissent depuis 1974 (34 ans) un déni de justice, un mépris. Les gouvernements successifs français ont préféré ne pas fâcher les Comores plutôt que d’honorer la loyauté de Mayotte. La subordination de la volonté mahoraise à la volonté comorienne signifie-t-elle que <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> traficote avec les Comores et que par conséquent elle prépare la guerre civile à Mayotte ? Les Mahorais « restent vigilants » et espèrent ne pas être trahis cette année 2008 : le Gouvernement actuel a promis aux Mahorais d’être consultés sur la transformation de Mayotte en « Département et Région d’Outre-mer ».

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     Les Mahorais rejettent la nation comorienne qui s’est fondée sur l’identité ethnoculturelle. Des Comoriens comme les Africains indépendantistes ont cru que la couleur de peau, les coutumes, les mœurs, les religions…communs pouvaient construire durablement une nation. C’est pourquoi les pays africains ont maintenu les frontières issues de la colonisation. Ils ont ainsi rassemblé des  ethnies, des peuples différents autour de la couleur de peau, des habitudes…mais n’ont pas uni ces tribus diverses autour des intérêts communs. Cette conception ethnoculturelle de la nation me rappelle la vision hitlérienne de la nation allemande. Hitler a massacré des millions d’individus en raison de son idée ethnoculturelle de la nation. Adoptée par des Etats, cette vision fermée de l’Etat fait des ravages dans le monde, et particulièrement dans le continent africain. Le maintien des frontières coloniales a engendré des guerres ethniques, tribales en Afrique. Ces guerres proviennent du fait que les dirigeants de ces pays indépendants défendent leurs intérêts personnels, ceux d’anciennes puissances coloniales et méprisent ceux des peuples. Des Comoriens ont mené leur propagande pour l’indépendance autour de l’identité culturello-religieuse ; d’où la naissance de <st1:personname w:st="on" productid="la République Fédérale">la République Fédérale</st1:personname> Islamique des Comores (ayant vu l’échec de cette propagande, ils ont rebaptisé leur pays en 1999, l’Union des Comores). Ayant choisi de demeurer Français, les Mahorais sont considérés par des Musulmans, et notamment par leurs voisins comoriens comme anti-islamiques. Pour ces Comoriens, être Musulman est incompatible avec être Français. Et pourtant Ahmed Abdallah (et quelques notables comoriens), le Père de l’indépendance unilatérale des Comores, a caché sa carte nationale d’identité française dans sa poche (« Ahmed Abdallah, l’auteur de la déclaration unilatérale d’indépendance de 1975, n’a jamais renié sa nationalité française » (Abdelaziz Riziki : Mohamed, Comores : les institutions d’un Etat mort-né, p.28). Comme certains dirigeants et notables africains, A. Abdallah a déclaré l’indépendance comorienne et gardé la nationalité française. S’il a trompé le peuple comorien qui se trouve dans la corruption, l’injustice, et la misère, A. Abdallah était incapable de tromper le peuple mahorais, car les Mahorais ont compris qu’il a instrumentalisé la religion musulmane pour ses intérêts personnels. Nous constatons actuellement que des Comoriens sont capables de vendre leur mère et père, de voler, de tuer pour avoir la nationalité française et que par conséquent, être Musulman est compatible avec être Français, Américain, Chinois, Indien…

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                Maintenant, des Comoriens sont jaloux que des Mahorais et Mahoraises aient compris que la construction d’une association politique (comme toute association) s’effectue autour de l’intérêt commun. Il s’agit de la définition de l’Etat fondé sur la convention par Jean-Jacques Rousseau, entre autres. Cette conception contractuelle d’une nation est adoptée par des pays européens, et notamment par <st1:personname w:st="on" productid="la France. C">la France. C</st1:personname>’est la raison pour laquelle elle est une nation pluriethnique, multiculturelle et multiconfessionnelle. Mayotte est liée à <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> depuis 1841 (avant Nice cédée définitivement à la France en 1860) par une convention entre le Sultan Andriantsouli et le Commandant Louis Philipe Passot. Depuis leur indépendance, des Comoriens envient l’intelligence pratique des Mahorais et Mahoraises qui ont poursuivi le contrat social avec l’Hexagone. Conscients des dérives indépendantistes, des Mahorais musulmans et des Mahorais chrétiens se sont unis naturellement autour de la défense de l’intérêt de Mayotte, c’est-à-dire son maintien au sein de <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname> française. Ils ont voulu « rester français » non pas pour être esclaves des Blancs mais « pour être libres ». La liberté est l’intérêt commun des Mahorais musulmans et des Mahorais chrétiens qui se sont engagés volontairement pour Mayotte française. Réunis et se considérant comme un seul corps, ils n’ont eu qu’une seule volonté : leur liberté dans la nation française.

     

     

                En revanche, des Comoriens ont trois volontés (une triple hypocrisie) : ils ont voulu leur indépendance, veulent la nationalité française et combattent le choix politique des Mahorais et Mahoraises. En effet, il existe dans le monde un lobby comorien qui lutte pour l’intégration de Mayotte dans les Comores. Depuis leur indépendance, comme les Africains qui se sont battus pour leur indépendance mais refusent d’assumer leur responsabilité (ils accusent les anciennes puissances coloniales d’être responsables de leurs échecs), des Comoriens se présentent comme des victimes devant le monde entier (l’ONU, l’UA, <st1:personname w:st="on" productid="la Ligue Arabe">la Ligue Arabe</st1:personname>, <st1:personname w:st="on" productid="la Conférence Islamique">la Conférence Islamique</st1:personname>…). La cause comorienne est défendue, entre autres, par des Métropolitains. Dans Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, par exemple, Pierre Caminade critique la présence de <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> à Mayotte et les Métropolitains qui ont soutenu Mayotte française (Pierre Pujo, le regretté) lors de l’indépendance des Comores. Il dresse la liste de ces Métropolitains pro-mahorais à la page  62 de son livre précité et les considère comme des colonialistes, voire des racistes alors que ce même P. Caminade développe le racisme, comme tous les partisans de la définition ethnoculturelle de la nation (P.59). Pour lui, il incite au patriotisme comorien : « il y aurait cinquante mille Comoriens à Marseille […]. Il faut y ajouter Lyon, Dunkerque, <st1:personname w:st="on" productid="la Région">la Région</st1:personname> parisienne etc. Nombre d’entre eux restent soudés, grâce à des réseaux de solidarité avec leur village d’origine et apportent de l’aide à leurs compatriotes restés sur l’archipel d’un peu plus de 700 000 habitants. Si ce potentiel se muait en une force politique, un patriotisme comorien, manifestant massivement à Marseille ou ailleurs pour demander la fin du visa […] et la fin de l’occupation française à Mayotte ? » (P.152-153). Au lieu de consacrer leur énergie à la réflexion sur la prospérité comorienne, soutenue par des Métropolitains, des intellectuels Comoriens se battent corps et âme pour que Mayotte soit intégrée dans le giron comorien. Des collectifs comoriens agissent non seulement dans l’Hexagone mais aussi à <st1:personname w:st="on" productid="La Réunion">La Réunion</st1:personname> et à Mayotte (le Front Démocrate des Comores, <st1:personname w:st="on" productid="la Fondation Comorienne">la Fondation Comorienne</st1:personname> des Droits de l’Homme…). Ces Comoriens influencent des médias hexagonaux qui ne parlent de Mayotte que pour diaboliser souvent les Mahorais (mais la presse nationale commence à connaître Mayotte) à travers l’immigration clandestine. Après la déclaration de François Barouin, ancien Ministre de l’Outre-mer, sur la remise en cause du droit du sol « pour certaines collectivités d’Outre-mer…Mayotte » (la question du droit du sol n’est d’ailleurs qu’une poudre jetée aux yeux des Mahorais), les Mahorais sont apparus comme des xénophobes, des racistes aux yeux de l’opinion publique nationale. Cette mauvaise image était orchestrée par la télévision, la radio et la presse écrite. Un journaliste de Libération (lundi 19 septembre 2005), Dominique Simonnot par exemple, intitule son article : « Mayotte, l’enfer des clandestins ». Ce journaliste considère par-là que les Mahorais sont les bourreaux des Comoriens. Il culpabilise les premiers et innocentent les derniers. Or, les Comoriens sont responsables de leur souffrance. Ils ont choisi leur indépendance et doivent l’assumer aujourd’hui et demain au lieu de considérer Mayotte comme le bouc-émissaire de leurs misères. Les ennemis des Comores, ce sont des Comoriens dans la mesure où l’Etat Comorien ne s’occupe pas du peuple comorien. Malgré les aides de <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname>, de l’Union Européenne, de l’ONU, de l’UA, de <st1:personname w:st="on" productid="la Ligue Arabe">la Ligue Arabe</st1:personname> et maintenant des pays asiatiques, le peuple comorien est dans la misère. Dans Pourquoi Les Comores s’enfoncent-elles ?, Ali Mmadi répond que la corruption gangrène <st1:personname w:st="on" productid="la République Fédérale">la République Fédérale</st1:personname> Islamique des Comores ! Cet Etat islamique viole manifestement les principes islamiques de la justice. Les notions d’islam, d’humanité, de solidarité, de fraternité sont vaines pour des Comoriens. Sinon, qu’ils les appliquent à eux-mêmes en partageant la richesse comorienne avec tous les Comoriens…

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                Malheureusement, les Comores sont l’enfer des Comoriens : des dirigeants irresponsables abandonnent le peuple comorien, le laissent mourir de faim, des Comoriens véreux, criminels s’enrichissent grâce au trafic de leurs propres mères, pères, sœurs, frères, cousines, cousins, nièces, neveux…en traversant les clandestins vers Mayotte et les autres Comoriens emploient tous les moyens pour avoir la nationalité française qu’ils ont rejetée en <st1:metricconverter w:st="on" productid="1974. A">1974. A</st1:metricconverter> l’époque, ils refusaient l’autorité française ou d’être gouvernés par des Blancs chrétiens, voire des mécréants, en tant que Musulmans. Ils considèrent les Mahorais comme des traîtres (que les Comoriens soient conscients qu’ils se sont trahis eux-mêmes et que leur plus grand traître est Ahmed Abdallah) car ils ont choisi des Blancs chrétiens, des mécréants aux dépens de leurs frères noirs et musulmans. Or aujourd’hui, les Comoriens sont capables de faire n’importe quoi pour bénéficier de la nationalité française. Ces franco-comoriens, ces agents doubles sont dangereux pour l’avenir de Mayotte.

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                En conclusion, plusieurs défis attendent Mayotte. Je les résume par cette phrase : l’immense défi de Mayotte est la paix civile. La population de Mayotte au 31 juillet 2007 est de 186, 452 habitants sur une superficie de 374 Km² (Mayotte Hebdo, N°359, 30 Novembre 2007). L’immigration clandestine et l’immigration légale des Comoriens risquent d’engendrer la guerre civile à Mayotte, car n’étant pas fiers de leur nationalité comorienne, les Comoriens veulent l’imposer aux Mahorais, désirent profiter de la définition ouverte, généreuse de la nation française et n’hésitent pas à insulter Mayotte, <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> une fois qu’ils sont bien rassasiés ! Les Mahorais ne pourront pas supporter durablement leurs ennemis intimes qui refusent la coopération régionale dans le respect réciproque entre les peuples de l’Océan Indien. Or cette reconnaissance mutuelle est le fondement des rapports pacifiques dans un couple, dans une famille, dans un village, dans une ville, dans un pays, dans une région et dans le monde. Les Mahorais et Mahoraises désirent être reconnus comme hommes par les autres hommes. Les Mahorais et Mahoraises accueilleront donc avec un immense cœur ceux qui reconnaissent leur dignité humaine et seront très méchants à l’égard de ceux qui nient leur choix politique.

     RA HACHIRI !

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    Le 30 janvier 2008<o:p></o:p>

    Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI<o:p></o:p>

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    Bibliographie :<o:p></o:p>

    A la rencontre de Zena M’Déré, Ed. du baobab, Mayotte, 2003<o:p></o:p>

    CAMINADE Pierre, Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, Ed. Agone, Marseille, 2003<o:p></o:p>

    MMADI Ali, Pourquoi les Comores s’enfoncent-elles ?, Ed. Thot, Grenoble, 2003<o:p></o:p>

    MOHAMED Abdelaziz Riziki, Comores : les institutions d’un Etat mort-né, Ed. L’Harmattan, Paris, 2001<o:p></o:p>

    PUJO Pierre, Mayotte <st1:personname w:st="on" productid="la Française">la Française</st1:personname>, Ed. France-Empire, Paris, 1993                    <o:p></o:p>

    SERMET Laurent, COUDRAY Jean, Mayotte dans <st1:personname w:st="on" productid="la République">la République</st1:personname>, Ed. Montchrestien, Paris, 2004<o:p></o:p>

     
    Document annexe
     
    - La lettre aux journalistes

     

     

     

    Lille, le 8 mars 2008<o:p></o:p>

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    Mesdames, Messieurs,<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A l'occasion de la journée culturelle de l'Association des Mahorais de la Métropole Lilloise (A.M.M.L), J’ai voulu partager avec les Lillois le combat des Mahorais et Mahoraises qui est souvent ignoré dans l'Hexagone. Or ce combat mahorais est toujours d'actualité car nos voisins comoriens n'ont cessé de charger leurs armes : je ne vois pas pourquoi les Mahorais ne doivent pas être sur leurs gardes !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Vu les enjeux de ce discours circonstanciel, j'ai décidé de le publier. J'ai d'abord envoyé mon article au journal Mayotte-Hebdo le 17 février 2008. Malheureusement, ce journal d'information générale sur Mayotte n'a pas publié mon discours jusqu'alors. Cette censure révèle l'absence de liberté d'expression à Mayotte lorsqu'il s'agit d'évoquer des problèmes de fond.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Cependant, je n'ai pas voulu rester pessimiste sur la situation de la presse à Mayotte. J'ai donc décidé ensuite de vous (les autres journaux mahorais, les journaux nationaux, les journaux réunionnais et les journaux comoriens) afin que vous assumiez votre responsabilité en informant les responsables politiques et les citoyens sur une éventuelle guerre civile à Mayotte au lieu d'attendre le jour J pour vous réveiller : "vaut mieux prévenir que guérir "!<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    J'envoie mon discours aux autres journaux mahorais pour ne pas les mettre dans le même panier que Mayotte-Hebdo.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    J'envoie mon discours aux journaux nationaux afin que ceux-ci laissent les Mahorais s'exprimer en leur propre nom. Peut-être ces journalistes hexagonaux connaîtront-ils mieux les Mahorais, comprendront-ils leurs profonds sentiments au lieu de les diaboliser à travers l'immigration clandestine !<o:p></o:p>

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    J'envoie mon discours aux journaux réunionnais car ils apparaissent comme la voix des Comoriens. Peut-être les journalistes réunionnais écouteront-ils la voix (voie) des Mahorais.<o:p></o:p>

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    J'envoie mon discours aux journaux comoriens pour riposter directement chez eux contre les attaques incessantes des Comoriens contre les Mahorais.<o:p></o:p>

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    J'espère que la liberté d'expression a encore un sens pour vous, Mesdames, Messieurs les journalistes, et que vous n'allez pas aussi me museler comme Mayotte-Hebdo.<o:p></o:p>

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    J'aimerais que vous publiiez ce discours circonstanciel en gardant les informations annexes, qui s'y trouvent, c'est-à-dire la journée culturelle de l'Association des Mahorais de la Métropole Lilloise et les références bibliographiques (après ma thèse académique, j'envisage de faire une deuxième thèse personnelle, si Dieu le veut bien : mon discours circonstanciel est un résumé de mon futur livre de la philosophie politique sur Mayotte. J'ai assigné à ma philosophie comme mission la défense de la dignité mahoraise, l'humanité des Mahorais et Mahoraises.<o:p></o:p>

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    Je vous remercie d'avance.<o:p></o:p>

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    Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI

     

    Journée Culturelle de l’Association des Mahorais de la Métropole Lilloise (A.M.M.L)


    3 commentaires
  • « NOUS VOULONS RESTER FRANÇAIS POUR ÊTRE LIBRES ! »
    L'histoire de Mayotte est riche d'enseignements sur la valeur des engagements de l'État.
    En effet, la loi du 24 décembre 1976 a doté Mayotte d'un statut de "Collectivité Territoriale de la République". L'article 1er de ladite loi disposait que ce statut était provisoire et que la population mahoraise devait être consultée au terme d'un délai d'au moins trois ans sur trois options:
    • le maintien du statut de Collectivité Territoriale
    • la transformation de l'île en DOM
    • ou l'adoption d'un statut différent
    Une seconde loi, en date du 22 décembre 1979, prorogeait le statut de collectivité territoriale et ouvrait un nouveau délai de cinq ans avant une consultation de la population, sur les mêmes options. Force est de constater que plus de vingt années plus tard, et malgré les revendications départementales incessantes des élus de la collectivité territoriale, les gouvernements successifs se sont bien gardés de mettre en action le processus qui aurait pu conduire à cette évolution institutionnelle. Aujourd'hui le référendum promis avant l'an 2000 s'est déroulé le 2 juillet 2000, et la population a opté pour le statut de " Collectivité Départementale".
    Maoré Farantsa (Mayotte Française)
     
    Le 12 février 1976, le rédacteur en chef du journal Le Monde, André Fontaine, faisait publier une " Tribune libre " que lui avait adressée Pierre Pujo, le directeur de l'hebdomadaire Aspects de la France. Celui-ci avait choisi une forme inattendue, le conte caustique, pour sensibiliser l'opinion des Français de l'hexagone, sur les déboires d'une population qui devait livrait un combat sans merci pour rester française : " Il était une fois une petite île de l'océan Indien qui vivait sous le drapeau de la France depuis cent trente ans. Ses quarante mille habitants se trouvaient bien ainsi et croyaient que cela ne cesserait jamais. Cependant la France, qui était loin et ressentait un peu de lassitude de sa longue et glorieuse histoire, entreprit un jour de se séparer d'eux. Non sans leur adresser d'ailleurs des paroles qui se voulaient réconfortantes : " je vous aime bien, leur dit-elle, l'attachement que vous manifestez pour moi me touche profondément, mais je ne peux pas vous garder. Cela me donnerait des soucis et, des soucis, j'en désire le moins possible… Au surplus, je ne saurais aller à l'encontre du grand principe de décolonisation, lequel doit faire nécessairement le bonheur des peuples.
    Le tiers-monde exige que vous soyez décolonisés et je ne vais tout de même pas me brouiller avec lui " pour une affaire aussi dérisoire " que le sort de quarante mille citoyens français, comme l'a écrit M. de Guiringaud, mon représentant à l'ONU. Vous serez donc intégrés dans le nouvel État qui sera indépendant. S'il vous fait subir une oppression intolérable, ne vous inquiétait pas, vous pouvez comptez sur mon soutien moral... "
    Tel était le langage que tenait à peu près la France, du moins ses représentants officiels, aux habitants de la petite île. Ces derniers en furent dépités mais ne s'estimèrent nullement convaincus. Ils répondirent à la France: «vous n'avez pas le droit de nous abandonner. L'État auquel vous voulez nous rattacher n'a jamais existé... Nous avons toujours été des citoyens français loyaux. Allez-vous nous livrer à l'oppression de nos voisins qui veulent s'installer sur nos terres ? Ne pouvons-nous plus compter sur vous pour nous défendre ?" ...
    Cependant la France continuait à ne pas écouter les habitants de la petite île: il fallait être fou pour vouloir rester Français à l'époque ! Elle commença ses préparatifs de départ. Mais ils criaient toujours plus fort: " nous voulons être Français pour être libres ! " Pour crime de fidélité à la France ils subirent toutes sortes de brimades et de vexations de la part des autorités locales soutenues par les fonctionnaires français; plusieurs habitants furent même emprisonnés. Et voici qu'un jour, la France consentit enfin à prêter attention aux cris qui lui parvenaient à 10 000 kilomètres de distance. Elle dit à la population de la petite île: "vous y tenez vraiment à rester Français ? Nous allons voir ça !" Une consultation populaire avait exprimé cette volonté, mais la France ne l'avait pas estimé suffisante. Elle organisa un second référendum...
    Arriva le jour de vote: les habitants confirmèrent de façon éclatante leur volonté de demeurer Français. Alors la France décida de garder cette île un peu bizarre qui s'accrochait obstinément à elle et ne voulait rien connaître du sens de l'histoire. Mayotte, la Française avait enfin gagné; du moins le croyait-on fermement en 1976.
     
    Un cas particulier de décolonisation
     
    L'accession à l'indépendance des Comores soulevait un problème juridique, politique mais aussi, et surtout, moral et humain. Dans une série d'articles publiés au Journal de Mayotte en 1991, en marge du "cent cinquantenaire" Hugues Béringer, l'assistant parlementaire du député de Mayotte H. Jean-Baptiste, a tenu à rappeler ce fait auquel il attribue l'intérêt que des hommes de sensibilité différente ont porté à la défense de "Mayotte française" dans les années cruciales 1974-1976.
    Au nombre de ces hommes de bonne volonté issus de tous les partis politiques, mis à part ceux d'obédience marxiste, il cite notamment le sénateur socialiste Marcel Champeix, dont l'intervention le 6 novembre 1974 à la tribune du Sénat, conduira à l'envoi aux Comores d'une mission parlementaire qui aura pour tâche de bien appréhender le problème comorien. Hugues Béringer rappelle aussi dans ces articles, l'intervention le 30 juin 1975 du sénateur centriste de La Réunion Louis Virapoullé, à l'occasion de la discussion du texte qui allait devenir la loi du 3 juillet 1975 relative à l'indépendance du territoire des Comores. Il met également en exergue l'appui du royaliste Pierre Pujo, l'auteur d'une inlassable campagne de presse dans les années 1974-1976, dont le rôle a été prépondérant pour le maintien de Mayotte dans l'ensemble national.
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