• LES MAHORAIS SONT-ILS DES ETRES-HUMAINS
     OU DES ANIMAUX ET DES OBJETS ?
     
     
     
    « Nulle contrainte en religion !» (Coran, S.2/V.256)
     
    « Aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable […]. Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme [dignité humaine], aux droits de l’humanité même à ses devoirs. » (Rousseau, Du contrat social, Livre I, chap.4)
     
    « Les buts des Nations Unies sont les suivants :
    -          Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes » (Charte des Nations Unies et Statut de la Cour internationale de justice ; San Francisco, 1945, Chapitre 1, article 1 et 2)
     
    "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité [...]" (Source :
    Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948,article premier).
    Même Dieu, le Tout-Puissant, reconnait la liberté individuelle, humaine. Cette sagesse divine dans le Coran ressemble à la sagesse des philosophes des Lumières qui ont défendu la liberté humaine contre les monarchies absolues en Europe. Ce principe de liberté individuelle a été repris dans la charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.
    Alors pourquoi le monde entier et plus précisément des Comoriens refusent-ils aux Mahorais leur dignité humaine ?
    Les Mahorais acceptent-ils AUJOURD’HUI de renoncer à leur liberté ?

     



  • Titre complet de l'oeuvre :
     
    REPONSES A MONSIEUR SOIBAHADDINE IBRAHIM, SENATEUR DE MAYOTTE, La dignité mahoraise ou la guerre civile ?
     
     
    Bonsoir,

    Qu'elle soit individuelle ou politique, la liberté n'est jamais définitivement acquise, car des individus humains désirent toujours dominer d'autres individus humains ou des Etats désirent toujours envahir d'autres Etats !

    Le 29 mars 2009, les Mahorais ont gagné une bataille (la départementalisation de leur île) et non pas la guerre, puisque une guerre civile plane sur Mayotte mais personne n'ose nommer cette situation : les juges, les forces de l'ordres (police, gendarmerie), les hommes politiques, les journalistes prennent des précautions oratoires (ils parlent des formes de délinquance, de violence, d'insécurité à Mayotte) pour décrire le grave état actuel de l'île. Préfère-t-on la violence d'éventuels massacres plutôt que la violence des mots ?
    J'ai envoyé en 2005 mon document aux autorités compétentes locales et nationales pour les alerter sur la mauvaise pente empruntée par Mayotte. Bien que celles-ci aient pris connaissance de mes observations, elles ont pris à la lègère la problème sécuritaire à Mayotte, car nous avons assisté le 27 mars 2008 les émeutes des Comoriens (après celles de 2005) qui ont paralysé Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte !

    Au lieu de laisser uniquement ce document entre les mains des responsables politiques locaux et nationaux, j'ai décidé de publier mon manuscrit afin que l'opinion publique accède directement aux informations qui s'y trouvent : chaque individu formera ses propres jugements en toute connaissance de cause et assumera ou non ses responsabilités sur l'avenir de Mayotte...

    Mon profond souci est de stoper le char, la guerre civile à Mayotte ou de mettre en évidence les obstacles à l'avenir paisible de Mayotte. Je ne suis pas un un diplomate, un homme politique mais un citoyen qui souhaite prévenir que guérir. Si vous partagez ce point de vue, votre soutien est donc nécessaire à la publication de ce livre.


    Très cordialement,


    Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI
     
     
     
    Pour des informations complémentaires : tendou@hotmail.fr ou un simple clic sur http://www.facebook.com/group.php?v=app_2373072738&gid=261682134593#/group.php?gid=261682134593

    votre commentaire
  • Adjali ya muhunga, bewe.
    Le bouc est fatal à l'anguille.
    (On appâte les anguilles avec de la viande de bouc.)

    Ahara wasia ulawa masiya.
    Celui qui refuse un conseil dégage du pus.
     

    Ãkili mali.
    L'intelligence est une richesse.
     

    Ãkili nyengi mbeli shidza.
    Trop de ruse, des ennuis en perspective.
    (Celui qui trompe les autres finit toujours par payer.)

    Ãkiba ãkiba shingakini pwenzi la uvamba.
    L'épargne est l'épargne même juste une mèche de coton.

    Ãkiba ãkiba walakini puzi / Ãkiba ãkiba tu, laukana mavuzi.
    L'épargne est l'épargne, même juste un duvet.

    Amulola mama baba laukana kusimtsaha.
    Celui qui épouse la mère est le père, même si tu n'en veux pas.

    Atrala ufa alopara watru wasudziha.
    En s'échappant de la mort, il arriva à un enterrement.
    On n'échappe pas à son destin.

    Ava mengo tsi munyaho.
    Celui qui te tourne le dos n'est pas ton compagnon.

    Baãda dhiki faradji.
    Après les difficultés, le bonheur.
    Après la pluie le beau temps.

    Bahati ya mwenye mali.
    On ne prête qu'aux riches.

    Bea la kuhu de uwana.
    Les compagnons de la poule sont ses enfants.

    Bora nusu ya hasara raha na hasara ndzima.
    Il vaut mieux une demi-perte qu'une perte totale.

    Bwa laheya madzijuu kaliji upulwa.
    Une salade qui a poussé sur de la merde ne peut pas être cueillie.

    Bwe waliona mutsana uku kutsolikwala.
    La pierre que tu as vue dans la journée, tu ne buteras pas dessus le soir.
    Un homme averti en vaut deux.

    Dago la mwendza faza uhoma ungia shililo.
    La maison de celui qui a peur met du temps à admettre les lamentations.
    (Car la peur protège : le peureux ne cherche pas à se mettre en avant à tout prix.)

    Dalili ya vua maingu.
    Le signe de la pluie c'est les nuages.
    Il n'y a pas de fumée sans feu.

    Dindri la shari la waili : nahika tsi lamtsimba ne lamtsimbiwa.
    La fosse de la méchanceté est pour deux personnes : si elle n'est pas pour celui à qui elle était destinée, elle est pour celui qui l'a creusée.

    Djahazi la mabea kalendré. / Djahazi la mabea kalihomo urora.
    Le boutre piloté par des gens d'un même âge n'avance pas.
    (Un boutre sans commandement ne tarde pas à chavirer. Quelle que soit l'organisation, il faut un chef.
    )

    Djeli tside iwani, Ndzuwani yatsoiriwa ndzu.
    Si la ville de Wani n'existait pas, Ndzuwani (= Anjouan) s'appellerait Ndzu (= le derrière).
    (Ceci est plus un jeu de mot qu'un proverbe. Le nom de l'île d'Anjouan viendrait de Ndzu+Wani = Ndzuwani, une étymologie hautement fantaisiste !)

    Djiburilu mwanadamu munyaho.
    Humain, le croque-mort est ton compagnon.

    Djirani djirani tadjel kafiri.
    Un voisin est un voisin, même si c'est un non-croyant.
    (Un voisin est un frère.)

    Dunia ya papaya mutiti de akao uju / Serikali ya mapapaya watiti ukaa ujuu.
    Dans le monde des papayes, c'est le petit qui est en haut / Dans le gouvernement des papayes, les petits sont en haut.

    Dzitso la munyaho kalihuonyesa.
    L'œil de ton camarade ne te montre pas.

    Dzitso la munyaho kalihuwa.
    L'œil de ton camarade ne te tue pas.


    Adjali ya muhunga, bewe.
    Le bouc est fatal à l'anguille.
    (On appâte les anguilles avec de la viande de bouc.)

    Ahara wasia ulawa masiya.
    Celui qui refuse un conseil dégage du pus.

    Ãkili mali.
    L'intelligence est une richesse.

    Ãkili nyengi mbeli shidza.
    Trop de ruse, des ennuis en perspective.
    (Celui qui trompe les autres finit toujours par payer.)

    Ãkiba ãkiba shingakini pwenzi la uvamba.
    L'épargne est l'épargne même juste une mèche de coton.

    Ãkiba ãkiba walakini puzi / Ãkiba ãkiba tu, laukana mavuzi.
    L'épargne est l'épargne, même juste un duvet.

    Amulola mama baba laukana kusimtsaha.
    Celui qui épouse la mère est le père, même si tu n'en veux pas.

    Atrala ufa alopara watru wasudziha.
    En s'échappant de la mort, il arriva à un enterrement.
    On n'échappe pas à son destin.

    Ava mengo tsi munyaho.
    Celui qui te tourne le dos n'est pas ton compagnon.

    Baãda dhiki faradji.
    Après les difficultés, le bonheur.
    Après la pluie le beau temps.

    Bahati ya mwenye mali.
    On ne prête qu'aux riches.

    Bea la kuhu de uwana.
    Les compagnons de la poule sont ses enfants.

    Bora nusu ya hasara raha na hasara ndzima.
    Il vaut mieux une demi-perte qu'une perte totale.

    Bwa laheya madzijuu kaliji upulwa.
    Une salade qui a poussé sur de la merde ne peut pas être cueillie.

    Bwe waliona mutsana uku kutsolikwala.
    La pierre que tu as vue dans la journée, tu ne buteras pas dessus le soir.
    Un homme averti en vaut deux.

    Dago la mwendza faza uhoma ungia shililo.
    La maison de celui qui a peur met du temps à admettre les lamentations.
    (Car la peur protège : le peureux ne cherche pas à se mettre en avant à tout prix.)

    Dalili ya vua maingu.
    Le signe de la pluie c'est les nuages.
    Il n'y a pas de fumée sans feu.

    Dindri la shari la waili : nahika tsi lamtsimba ne lamtsimbiwa.
    La fosse de la méchanceté est pour deux personnes : si elle n'est pas pour celui à qui elle était destinée, elle est pour celui qui l'a creusée.

    Djahazi la mabea kalendré. / Djahazi la mabea kalihomo urora.
    Le boutre piloté par des gens d'un même âge n'avance pas.
    (Un boutre sans commandement ne tarde pas à chavirer. Quelle que soit l'organisation, il faut un chef.
    )

    Djeli tside iwani, Ndzuwani yatsoiriwa ndzu.
    Si la ville de Wani n'existait pas, Ndzuwani (= Anjouan) s'appellerait Ndzu (= le derrière).
    (Ceci est plus un jeu de mot qu'un proverbe. Le nom de l'île d'Anjouan viendrait de Ndzu+Wani = Ndzuwani, une étymologie hautement fantaisiste !)

    Djiburilu mwanadamu munyaho.
    Humain, le croque-mort est ton compagnon.

    Djirani djirani tadjel kafiri.
    Un voisin est un voisin, même si c'est un non-croyant.
    (Un voisin est un frère.)

    Dunia ya papaya mutiti de akao uju / Serikali ya mapapaya watiti ukaa ujuu.
    Dans le monde des papayes, c'est le petit qui est en haut / Dans le gouvernement des papayes, les petits sont en haut.

    Dzitso la munyaho kalihuonyesa.
    L'œil de ton camarade ne te montre pas.

    Dzitso la munyaho kalihuwa.
    L'œil de ton camarade ne te tue pas.


     


    2 commentaires
  • Mohandas Karamchand Gandhi



    Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd'hui détient indiscutablement les cœurs de millions d'êtres humains. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce n'était pas l'épée qui créait une place pour l'Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. C'était cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l'égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l'épée, lui amenèrent tant de succès, et lui permirent de surmonter les problèmes.

    *(texte original,english)I wanted to know the best of the life of one who holds today an undisputed sway over the hearts of millions of mankind. I became more than ever convinced that it was not the sword that won a place for Islam in those days in the scheme of life. It was the rigid simplicity, the utter self-effacement of the Prophet the scrupulous regard for pledges, his intense devotion to his friends and followers, his intrepidity, his fearlessness, his absolute trust in God and in his own mission. These and not the sword carried everything before them and surmounted every obstacle.

    * Gandhi (trad. Wikiquote), 11 septembre 1924, dans Young India, paru Collected Works of Mahatma Gandhi, vol.29, "My Jail experiences", p.133, Gandhi.

     

     


    NAPOLEON BONAPARTE

     

     

    Mahomet fut un grand homme, intrépide soldat: avec une poignée de monde il triompha au combat de Badr; grand capitaine, éloquent, grand homme d'état, il regénéra sa patrie, et créa au milieu des déserts de l'Arabie un nouveau peuple et une nouvelle puissance.

    Précis des guerres de César (Écrit par Marchand, à Sainte-Hélène, sous la dictée de l'empereur), Napoléon Bonaparte, éd. Gosselin, 1836, p. 237

     

     


    VOLTAIRE



    J’ai dit qu’on reconnut Mahomet pour un grand homme; rien n’est plus impie, dites-vous. Je vous répondrai que ce n’est pas ma faute si ce petit homme a changé la face d’une partie du monde, s’il a gagné des batailles contre des armées dix fois plus nombreuses que les siennes, s’il a fait trembler l’empire romain, s’il a donné les premiers coups à ce colosse que ses successeurs ont écrasé, et s’il a été législateur de l’Asie, de l’Afrique, et d’une partie de l’Europe.

     

     

    * Voltaire a composé cette lettre en 1760 en réponse à la "Critique de l’Histoire universelle de M. de Voltaire, au sujet de Mahomet et du mahométisme"

    * « Lettre civile et honnête a l’auteur malhonnête de la "Critique de l’histoire universelle de M. de voltaire" » (1760), dans Oeuvres complètes de Voltaire, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 24, p. 164

     

    Alphonse de Lamartine



    Jamais homme n'accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde. [...] Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remué que des armes, des lois; Ils n'ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé [...] une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toute langue et de toute race [...]. Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur des dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles ou l'on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?


    * Histoire de la Turquie, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie du Constitutionnel, 1854, livre premier, p. 277-280

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires